Sur le port de Sciacca, il y a des chats sauvages. Toujours à la recherche de quelques restes de poissons dans les filets qui sèchent au soleil. Plutôt amicaux, ils semblent avoir pris l'habitude de partager les quais avec les pêcheurs et les visiteurs.
Puis apparaît cette boule de poils noirs, erratique. C'est bien un chat, mais un chat à la tête en plastique. La pauvre bête, sans doute attirée par quelques gouttes d'eau ou une odeur de poisson, s'est emprisonnée la tête dans le goulot d'une bouteille. On dirait un scaphandrier à quatre pattes cherchant désespérément une issue. Affolé, prisonnier, ses jours sont comptés.