Tout le monde connaît la célèbre photographie de Willy Ronis, Fondamente Nove. Une image devenue emblématique, censée résumer à elle seule l'atmosphère suspendue de Venise : la géométrie de la lumière, la clarté de la lagune, la silhouette d'un passant en mouvement… Chaque fois que je suis allé à Venise, j'avais cette image — et ces deux mots, Fondamente Nove — en tête. J'ai ainsi photographié la lagune noyée dans les brouillards de novembre, puis, quelques années plus tard, ses reflets saisis au Polaroid.